Sédentarité et diabète : les risques de trop rester assis

  • , par l'équipe de recherche SANUSq
  • 8 min temps de lecture

Rester assis serait-il le nouveau tabac ? La formule est exagérée, mais elle pointe une réalité bien documentée : la sédentarité pèse lourdement sur la santé, en particulier sur le risque de diabète. Voici pourquoi une vie sédentaire favorise la résistance à l'insuline, et ce que l'on peut y faire — littéralement pas à pas.

Comment trop rester assis augmente le risque de résistance à l'insuline

Le muscle est un grand consommateur de sucre. Quand il travaille, il puise le glucose du sang — en partie sans même avoir besoin d'insuline. À l'inverse, un muscle immobile des heures durant cesse ce travail : le sucre reste dans le sang, le corps doit produire plus d'insuline pour le faire entrer dans les cellules, et cette sur-sollicitation répétée favorise, à la longue, la résistance à l'insuline — l'antichambre du diabète de type 2. La sédentarité agit ainsi directement sur la machinerie du sucre, indépendamment même du poids.

Dans une vaste étude de population, chaque heure supplémentaire passée assis était associée à un risque de diabète de type 2 environ 22 % plus élevé et à un risque de syndrome métabolique environ 39 % plus élevé (van der Berg et al., 2016). Ces chiffres reflètent des associations à l'échelle d'une population, non une fatalité individuelle.

Les effets de la sédentarité : pas seulement le diabète

Le diabète n'est que la partie visible. La sédentarité prolongée est aussi associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de surpoids, de certains cancers, et même à une humeur plus basse. Un constat frappant s'est imposé : ces risques existent indépendamment de l'activité physique par ailleurs. Autrement dit, faire une séance de sport le soir ne suffit pas à effacer les effets de huit heures assis dans la journée. C'est la position assise prolongée elle-même, en continu, qui pose problème.

Bouger, littéralement, pour sa santé

La bonne nouvelle est d'une grande simplicité : il ne s'agit pas forcément de faire plus de sport, mais de moins rester assis d'affilée. Fractionner les longues périodes assises par de courtes pauses actives change déjà beaucoup de choses sur le plan métabolique.

Interrompre une position assise prolongée par de courtes marches légères à modérées a réduit les taux de glucose et d'insuline après les repas chez des adultes en surpoids, ce qui pointe vers une stratégie simple et concrète (Dunstan et al., 2012).

À quoi ressemble « casser la position assise »

Concrètement, il suffit d'habitudes minuscules mais régulières : se lever toutes les 30 à 60 minutes, marcher quelques minutes ou monter un étage, prendre ses appels debout ou en marchant, boire son eau loin de son bureau pour se forcer à bouger, préférer l'escalier, ou même travailler par moments debout. Aucun de ces gestes n'est sportif ; c'est leur répétition tout au long de la journée qui compte, et qui rend le muscle à nouveau consommateur de sucre.

Bouger plus et s'asseoir moins

Les deux messages se complètent, sans se confondre. L'activité physique structurée (marche rapide, sport, vélo) reste essentielle et précieuse. Mais réduire le temps assis total, en le fractionnant, apporte un bénéfice propre, même chez quelqu'un qui fait par ailleurs du sport. L'idéal combine les deux : bouger davantage, et s'asseoir moins longtemps d'un seul tenant.

Au bureau : des solutions concrètes

Le travail de bureau est le grand pourvoyeur de sédentarité, mais il se prête aussi à de nombreux ajustements. Quelques idées éprouvées : programmer un rappel discret pour se lever régulièrement, tenir les réunions courtes debout ou en marchant, aller parler à un collègue plutôt que lui écrire, placer imprimante et poubelle loin de son poste, utiliser les pauses pour un tour du bâtiment, ou adopter par moments un bureau assis-debout. L'objectif n'est pas la performance sportive, mais d'introduire du mouvement dans une journée qui, par défaut, en contient trop peu. Ces changements paraissent minuscules, mais additionnés sur des années, ils pèsent lourd.

Les enfants et les écrans

La sédentarité n'épargne pas les plus jeunes, chez qui le temps passé devant les écrans a explosé. Or les habitudes de mouvement se forment tôt, et un enfant sédentaire risque de le rester à l'âge adulte. Encourager le jeu actif, les déplacements à pied ou à vélo, et limiter le temps d'écran continu sont des investissements pour leur santé métabolique future. Là encore, il s'agit moins de sport encadré que d'un mode de vie où le mouvement reprend sa place naturelle, tout au long de la journée.

Un levier à la portée de tous

Ce qui rend ce sujet encourageant, c'est son accessibilité. On ne peut pas toujours changer son alimentation ou trouver le temps d'une heure de sport, mais presque tout le monde peut se lever un peu plus souvent. C'est l'un des leviers de santé les plus simples et les moins coûteux qui soient — à la portée de chaque journée, même la plus chargée. Se lever un peu plus souvent est un geste minuscule dont les bénéfices, répétés, sont tout sauf négligeables. Dans une vie de plus en plus assise, c'est peut-être le réflexe santé le plus simple à adopter dès aujourd'hui.

Questions fréquentes

La sédentarité augmente-t-elle le risque de diabète ?

Oui. Un muscle immobile cesse de consommer le sucre du sang, ce qui sollicite davantage l'insuline et favorise, à la longue, la résistance à l'insuline. De vastes études associent chaque heure assise supplémentaire à un risque accru de diabète de type 2.

Faire du sport suffit-il à compenser une journée assise ?

Pas entièrement. Les risques de la position assise prolongée existent indépendamment de l'activité physique par ailleurs : une séance de sport ne annule pas les effets de huit heures assis. Il faut aussi réduire et fractionner le temps assis.

Comment réduire les méfaits de la position assise ?

En cassant les longues périodes assises : se lever toutes les 30 à 60 minutes, marcher quelques minutes, prendre ses appels debout, préférer l'escalier. Ces micro-pauses actives suffisent à réduire la glycémie et l'insuline après les repas.

Quels sont les autres effets de la sédentarité ?

Au-delà du diabète, elle est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de surpoids, de certains cancers et à une humeur plus basse. La position assise prolongée agit sur l'ensemble du métabolisme.

Combien de temps peut-on rester assis d'affilée ?

Il n'y a pas de seuil magique, mais l'idée est de ne pas rester immobile trop longtemps : une brève pause active toutes les 30 à 60 minutes est un bon repère, plus utile qu'un long effort isolé en fin de journée.

Le travail debout est-il une bonne solution ?

Alterner assis et debout peut aider, à condition de ne pas remplacer une posture fixe par une autre. Le bénéfice vient surtout du mouvement et des changements de position réguliers, plus que de la station debout en elle-même.

Références

  1. van der Berg JD, Stehouwer CD, Bosma H, et al. Associations of total amount and patterns of sedentary behaviour with type 2 diabetes and the metabolic syndrome: The Maastricht Study. Diabetologia. 2016;59(4):709–18. PMID 26831300
  2. Dunstan DW, Kingwell BA, Larsen R, et al. Breaking up prolonged sitting reduces postprandial glucose and insulin responses. Diabetes Care. 2012;35(5):976–83. PMID 22374636

À lire aussi sur le blog

À voir sur YouTube

Retrouvez nos vidéos sur notre chaîne, @SANUSqBonneSante.

Nous vous souhaitons une bonne santé, à votre façon.
L'équipe SANUSq.

PS. Envie de voir nos offres du moment ? Jetez un œil à nos promotions en cours.

Les informations santé de cet article sont fournies à titre éducatif uniquement. Consultez votre professionnel de santé avant toute décision médicale.

Règlementation

Les informations sur nos sites internet, dans nos blogs et dans nos e-mails sont fournies à titre informatif uniquement et n'ont pas été évaluées par l'EMA, l'EFSA ou la FDA. Elles ne sont pas destinées à remplacer les conseils médicaux fournis par votre professionnel(le) de santé et ne sont pas destinées à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie. Nos produits sont destinés aux adultes de 18 ans et plus. Bien qu'il ait été démontré que nos produits présentent divers avantages pour la santé, il est important de se rappeler que les suppléments et les changements alimentaires doivent être considérés comme faisant partie d'un plan de santé global et non comme un substitut à un traitement médical professionnel. Seuls les professionnels de santé qualifiés peuvent vous fournir des conseils personnalisés et des plans de traitement en fonction de vos besoins de santé individuels et de vos antécédents médicaux, et vous devez demander conseil à votre professionnel(le) de santé avant de prendre un ou plusieurs produits si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Mots clés


Règlementation

Les informations sur nos sites Web, dans nos blogs et dans nos e-mails sont fournies à titre informatif uniquement et n'ont pas été évaluées par l'EMA, l'EFSA ou la FDA. Elles ne sont pas destinées à remplacer les conseils médicaux fournis par votre professionnel de santé et ne sont pas destinées à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie. Nos produits sont destinés aux adultes de 18 ans et plus. Bien qu’il ait été démontré que les vitamines et les suppléments mentionnés ici présentent divers avantages pour la santé, il est important de se rappeler que les suppléments et les changements alimentaires doivent être considérés comme faisant partie d’un plan de santé global et non comme un substitut à un traitement médical professionnel. Seul un professionnel de santé qualifié peut vous fournir des conseils personnalisés et des plans de traitement en fonction de vos besoins de santé individuels et de vos antécédents médicaux, et vous devez demander conseil à votre professionnel de santé avant de prendre un ou plusieurs produits si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Des articles

    Connexion

    Vous avez oublié votre mot de passe ?

    Vous n'avez pas encore de compte ?
    Créer un compte