Des microplastiques ont été détectés dans le sang humain : la nouvelle a de quoi inquiéter. Mais que faut-il en penser, sans paniquer ni minimiser ? Voici ce que dit la science sur les microplastiques dans le sang, leurs effets possibles sur la santé, et comment réduire concrètement son exposition.
Rédigé par l'équipe de recherche SANUSq | Contrôle médical : Dr Ajay Kumar, MD
Publié : 7 août 2022 | Mis à jour : 3 septembre 2026
Ce que l'étude a trouvé : des microplastiques dans le sang
En 2022, une étude a marqué les esprits en détectant, pour la première fois, des particules de plastique dans le sang humain.
Dans une étude pionnière, des particules de plastique ont été détectées et quantifiées dans le sang de 17 des 22 adultes volontaires en bonne santé — la première fois que des microplastiques étaient mis en évidence dans la circulation sanguine (Leslie et al., 2022).
Ce résultat, impressionnant, confirme que notre exposition aux microplastiques est bien réelle et qu'ils peuvent passer dans l'organisme. Mais — c'est important — détecter une substance ne dit rien, à soi seul, de ses effets. Voyons cela de plus près.
Comment les microplastiques entrent-ils en nous ?
Les microplastiques (minuscules fragments de plastique) sont partout dans l'environnement, et nous y sommes exposés par plusieurs voies : l'alimentation et l'eau (notamment en bouteille), l'air que nous respirons (particules en suspension), et certains emballages et contenants. Ils proviennent de la dégradation des déchets plastiques, mais aussi de sources plus directes (textiles synthétiques, certains cosmétiques). Cette omniprésence explique pourquoi il est difficile d'y échapper totalement.
Effets des microplastiques sur la santé : faut-il s'inquiéter ?
Voici la question clé, à aborder avec honnêteté. La vérité, aujourd'hui, est que l'on ne sait pas encore précisément quels effets les microplastiques ont sur la santé humaine. Les inquiétudes sont légitimes (inflammation, perturbation possible, substances chimiques associées), mais les preuves d'un effet nocif chez l'humain, aux niveaux d'exposition actuels, restent limitées et en cours d'étude. Il ne faut donc ni paniquer (les données ne le justifient pas aujourd'hui), ni balayer le sujet (la prudence et la recherche sont de mise). Une inquiétude mesurée, plutôt qu'une peur ou un déni, est la juste attitude.
Comment éviter les microplastiques : des moyens concrets de réduire son exposition
Bonne nouvelle : sans pouvoir tout éviter, on peut réduire son exposition par des gestes simples. Privilégier l'eau du robinet (souvent moins chargée en microplastiques que l'eau en bouteille plastique), limiter les aliments et boissons en contenants plastiques, éviter de chauffer les aliments dans du plastique (au micro-ondes notamment), préférer le verre, l'inox ou la céramique, aérer son intérieur et faire la poussière (les microplastiques s'y accumulent), et réduire les textiles synthétiques. Ces gestes, faciles, diminuent l'exposition sans bouleverser le quotidien.
Ce que les chercheurs surveillent vraiment
La recherche avance sur plusieurs fronts : mieux mesurer notre exposition réelle, comprendre où vont les microplastiques dans l'organisme et s'ils s'y accumulent, et surtout établir s'ils causent, ou non, des effets sur la santé — et à partir de quels niveaux. Ce sont ces questions, encore ouvertes, qui détermineront l'ampleur réelle du problème. En attendre les réponses avec intérêt, sans en préjuger, est la posture scientifique honnête.
Garder la tête froide face aux titres alarmants
Un dernier conseil, transversal à ce genre de sujet : garder son esprit critique face aux titres anxiogènes. « Du plastique dans votre sang » est une accroche marquante, mais une détection n'est pas une preuve de danger, et il existe tout un marché prêt à exploiter la peur pour vendre des « solutions détox » inutiles. La bonne posture consiste à prendre le sujet au sérieux (réduire son exposition, soutenir la recherche et l'action sur la pollution), sans céder à la panique ni aux vendeurs de remèdes miracles. Une inquiétude lucide et mesurée est plus utile, pour la santé, qu'une anxiété stérile et paralysante.
La vue d'ensemble
Prenons un peu de recul. La question des microplastiques est un enjeu collectif et environnemental autant qu'individuel : elle relève surtout de la réduction de la pollution plastique à la source, à l'échelle de la société. À notre échelle, réduire son exposition et sa propre consommation de plastique est utile — pour soi, mais aussi comme contribution à un problème plus large. C'est un sujet où gestes individuels et action collective se complètent.
Microplastiques et alimentation : quelques réflexes
Puisque l'alimentation est une voie d'exposition, quelques réflexes simples peuvent aider à la réduire côté cuisine : éviter de réchauffer les plats dans des contenants plastiques (la chaleur favorise la migration des particules), préférer conserver ses aliments dans du verre, limiter les aliments très emballés et ultra-transformés, rincer les aliments quand c'est pertinent, et se méfier des ustensiles plastiques usés ou rayés. Ces gestes rejoignent, commodément, ceux d'une alimentation plus saine en général : moins de produits industriels emballés, plus d'aliments frais et bruts.
Soutenir son corps
Enfin, face à ce type d'exposition environnementale, la meilleure réponse n'est pas une « cure détox » miracle (le corps élimine déjà naturellement de nombreuses substances), mais une bonne hygiène de vie globale : une alimentation variée et riche en végétaux, une bonne hydratation, une activité physique, et la réduction des expositions évitables. Prendre soin de ses organes (foie, reins, intestins), qui font le travail d'élimination, est plus utile que n'importe quel produit « anti-toxines ».
Questions fréquentes
Y a-t-il vraiment des microplastiques dans le sang ?
Oui : une étude de 2022 a détecté des particules de plastique dans le sang de 17 des 22 volontaires, une première. Cela confirme que notre exposition est réelle et qu'ils peuvent passer dans l'organisme.
Les microplastiques sont-ils dangereux pour la santé ?
On ne le sait pas encore précisément : les inquiétudes sont légitimes, mais les preuves d'un effet nocif chez l'humain, aux niveaux actuels, restent limitées et à l'étude. Ni panique, ni déni : une inquiétude mesurée est la juste attitude.
Comment éviter les microplastiques ?
Privilégier l'eau du robinet, limiter les contenants plastiques, ne pas chauffer les aliments dans du plastique, préférer verre et inox, aérer et dépoussiérer, et réduire les textiles synthétiques. Ces gestes diminuent l'exposition sans tout bouleverser.
Comment entrent-ils dans notre corps ?
Par l'alimentation et l'eau (surtout en bouteille), l'air respiré, et certains emballages. Ils proviennent de la dégradation des déchets plastiques, des textiles synthétiques et de certains cosmétiques.
Une cure détox élimine-t-elle les microplastiques ?
Non : aucune « cure » miracle n'est démontrée. La meilleure réponse est de réduire son exposition et de soutenir ses organes éliminateurs par une bonne hygiène de vie, non de se procurer un produit « anti-toxines ».
Faut-il s'inquiéter de l'eau en bouteille ?
L'eau en bouteille plastique tend à contenir plus de microplastiques que l'eau du robinet. Privilégier le robinet (éventuellement filtré) et éviter de laisser les bouteilles à la chaleur sont des gestes simples et utiles.
Références
- Leslie HA, van Velzen MJM, Brandsma SH, et al. Discovery and quantification of plastic particle pollution in human blood. Environment International. 2022;163:107199. doi:10.1016/j.envint.2022.107199
À lire aussi sur le blog
À voir sur YouTube
Retrouvez nos vidéos sur notre chaîne, @SANUSqBonneSante.
Nous vous souhaitons une bonne santé, à votre façon.
L'équipe SANUSq.
PS. Envie de voir nos offres du moment ? Jetez un œil à nos promotions en cours.
Les informations santé de cet article sont fournies à titre éducatif uniquement. Consultez votre professionnel de santé avant toute décision médicale.
Règlementation
Les informations sur nos sites internet, dans nos blogs et dans nos e-mails sont fournies à titre informatif uniquement et n'ont pas été évaluées par l'EMA, l'EFSA ou la FDA. Elles ne sont pas destinées à remplacer les conseils médicaux fournis par votre professionnel(le) de santé et ne sont pas destinées à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie. Nos produits sont destinés aux adultes de 18 ans et plus. Bien qu'il ait été démontré que nos produits présentent divers avantages pour la santé, il est important de se rappeler que les suppléments et les changements alimentaires doivent être considérés comme faisant partie d'un plan de santé global et non comme un substitut à un traitement médical professionnel. Seuls les professionnels de santé qualifiés peuvent vous fournir des conseils personnalisés et des plans de traitement en fonction de vos besoins de santé individuels et de vos antécédents médicaux, et vous devez demander conseil à votre professionnel(le) de santé avant de prendre un ou plusieurs produits si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.